VOS COMMENTAIRES SUR LE BAC STG 2010
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REFLEXIONS SUR LE SUJET DE DROIT ET D'ECONOMIE 2009 Par Nelly LARIDON et Chantal LE DIMET
Professeurs d’économie-gestion au lycée Aristide Briand de Saint-Nazaire (44)
1 A propos du sujet de droit
Sur la question du raisonnement juridique de l’employeur : la consigne n’est pas suffisamment explicite pour induire la réponse attendue sous forme de syllogisme.
Le syllogisme reste un type de raisonnement judiciaire, il n’est pas certain qu’un employeur l’aurait utilisé et donc que les élèves pensent à répondre dans ce sens. Si on avait mis en annexe l’article du code correspondant, les élèves auraient pensé au syllogisme de manière plus évidente.
2 A propos du sujet d’économie
Sur le fond un sujet beaucoup trop prétentieux. Les élèves ont beaucoup de mal avec le financement de l’économie. Ce sujet les oblige à faire la synthèse entre le début de leur programme de terminale et la toute fin du programme, si ce dernier a été pris dans l’ordre.
Certes, en voyant le financement, les enseignants ont débouché sur la politique monétaire européenne et la BCE. Mais ce sujet suppose que les élèves aient en une année assimilé le libéralisme d’un côté, le libre échange de l’autre, sans oublier toute la complexité des politiques économiques.
Ce type de sujet conforte l’économie dans sa posture de préconisation alors que les élèves constatent que les politiques au niveau national et international sont impuissantes, ce qui génère un problème de sens dans leur apprentissage.
Le corrigé précise que par Etat, il faut entendre Etat national alors que le thème 2 du programme qui occupe tout de même une grande partie de l’année porte sur la mondialisation, et en tant qu’enseignants nous n’avons eu de cesse de leur dire qu’il fallait qu’ils situent leur réflexion dans le cadre communautaire et international. On peut s’interroger sur la pertinence de la question posée aux élèves par rapport à leur programme.
Certes des grilles de correction nationale ont été distribuées aux correcteurs, mais leurs exigences ne correspondaient pas à la réalité des copies. Une très grande latitude dans l’attribution des points a été laissée et en définitive, chaque correcteur a été abandonné à lui-même. D’où évidemment des questions légitimes d’égalité des candidats.
Alors quel est le sens d’une correction collective sur place lorsque l’accord sur la ventilation des points se fait salle par salle ?
A noter par ailleurs que ce type de sujet trop ambitieux a pour conséquence qu’un élève qui n’aura pas bien compris ou traité le sujet aura malgré tout des points du fait de l’indulgence du correcteur ; alors qu’un sujet aux consignes plus précises aurait permis de mieux évaluer leur apprentissage et leur compréhension. L’épreuve reste-t-elle crédible aux yeux des élèves ? En fait un élève pourra avoir 7 ou 8 alors qu’il sait très bien que ses arguments ne sont pas pertinents. Cela n’a-t-il pas un effet pervers sur le sens de nos exigences pour des élèves de terminale d’abord et de BTS. D’autant qu’aujourd’hui nos élèves ont accès au corrigé sur internet et qu’ils sont à même d’apprécier le décalage avec leur copie.
Un sujet comme celui-ci fait perdre aux élèves comme aux enseignants des repères :
· dans le sens de l’apprentissage,
· dans l’évaluation
· dans la poursuite d’études.
Un sujet d’examen devrait permettre une certification de connaissances d’élèves de terminale et pour cela devrait remplir les conditions de l’évaluation selon Evelyne Charmeux : rare, programmée, non équivoque et joyeuse au sens de Spinoza, dans la mesure où elle accompagne la maîtrise des connaissances par des élèves en fin de cycle d’études.
Est-ce parce qu’au moment de la réforme STG il s’agissait de défendre la place de nos sections face aux SES ? Et que maintenant que cette place est ou semble confortée on abandonne ce type d’exercice académique en section de techniciens supérieurs ?
Pourquoi garder un exercice de réflexion structurée si difficile en terminale ? L’exercice est formateur, à condition qu’il reste accessible aux élèves.
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ELEMENTS ANALYSES
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POSITIFS
Quand on les a rencontrés
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A AMELIORER – MODIFIER
Trop souvent observés
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ETUDE
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Méthodologie :
Recours à des techniques de recherche très différentes.
Analyse et validation des informations globales obtenues quelque soit la source ou la technique.
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Méthodologie :
1 - Définition d’un titre :
Sujet choisi différent du thème
Sujet annoncé différent du contenu
2 - Définition des termes du sujet insuffisante conduisant à des « hors sujet » ou à l’un des problèmes précédents.
Maîtrise insuffisante des concepts de base et du cours en général : le marketing ne sert pas de « source » pour répondre
Présentation trop superficielle, voire moins, de la synthèse.
Problème de fiabilité de l’information : les forums étudiants sont très utilisés (avec des plagiats d’études parfois)
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PROJET
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Méthodologie :
Recours à l’évaluation des informations grâce à la grille d’analyse de l’étude.
Ensemble des propositions évaluées et critiquées en relation avec les contraintes de l’organisation.
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Absence de méthodologie.
Pas de besoins ou d’éléments de diagnostics posés voire validés.
Solutions ou propositions :
Arrivant dont ne sait où.
Trop souvent sans lien avec les besoins voire irréalistes
Insuffisamment développées.
Trop peu nombreuses.
Manque de collaboration. Chaque élève ayant souvent travaillé « dans son coin »
Elève ne connaissant ou ne présentant ni le travail des coéquipiers, ni leurs résultats (manque de vision d’ensemble et difficultés à comprendre le problème).
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TIC
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Maîtrise plutôt bonne des logiciels :
Ethnos (ou Sphinx).
Powerpoint : Mais utilisation « prétexte » (pas toujours pertinente en terme de communication ou d’apport supplémentaire avec ce logiciel) ou sous forme de prompteur…
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Absence de supports numériques.
Absence des documents sur l’espace de travail de l’élève (a travaillé chez lui).
Espace de travail mal organisé.
Incompatibilité des logiciels utilisés en classe et chez soi
Peu de techniques différentes ou de logiciels utilisés (word, google).
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ORAL
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Structure annoncée et respectée :
Plan d’ensemble étude-projet
Plan pour étude puis pour projet
Bilan d’ensemble sur les deux « épreuves » en terme de contraintes, d’apprentissages et d’acquis, de lien avec l’orientation post-bac……
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Manque de préparation, « méconnaissance » des règles et contraintes de l’oral. Attitude parfois désinvolte (posture, habillement, ton, niveau de langage).
Mauvaise gestion du temps :
Dépassement important
Exposés trop courts et superficiels
Pas d’illustration grâce à des supports.
Oubli de s’appuyer sur l’illustration Power Point, présentée à la fin, en plus du reste.
Elève trop stressé.
« Dossier » très désordonnés : perte de temps à chercher.
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