Les associations soussignées condamnent fermement l’arrêté ministériel du 26 juillet 2005 (Journal Officiel du 10 août 2005), pris pendant les vacances et sans aucune concertation, et en vertu duquel les lauréats du CAPES peuvent se voir attribuer une « mention complémentaire », c'est-à-dire le droit d'enseigner, outre leur spécialité, une autre discipline, dont ils ne sont pas spécialistes.
Nos associations ont toujours défendu, dans l’intérêt des élèves et dans celui du pays, un enseignement consistant, structuré et rigoureux : celui-ci implique que les professeurs maîtrisent à un haut niveau la discipline qu’ils enseignent, par conséquent qu’ils en soient spécialistes.
Or cette mesure, qui vise à généraliser la multivalence des professeurs de l’enseignement secondaire, est incompatible avec cette exigence. Elle laisse craindre qu’on ne veuille organiser l’enseignement du Second degré sans tenir compte des disciplines et sacrifie à des préoccupations gestionnaires à court terme la qualité de notre enseignement et l’avenir intellectuel de la nation.
Nous ne pouvons donc que la combattre résolument.
Associations signataires
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